vendredi, 17 février 2006
Une bien drôle de façon...

Un long corridor, lieu de mystères et de découvertes. Voyage outre temps où l'on s'éblouit, reste surpris. Devant nous, elles s'exposent et se pavanent. On les regarde, les scrute, les dévisage. Impassibles elles resteront, figées dans la transparence par leur créateur. Mais jamais de glace nous serons. Juges nous deviendrons de ces joyaux qui d'une époque à une autre émerveilleront l'âme humaine.
Pleins d'images, de couleurs, et d'idées qui défilent au rythme de nos pas. Que vous alliez par là ou bien par ici, un nouveau défi vous attend, un petit quelque chose vous surprendra. Le silence est de mise, le recueillement une règle d'or. La mort leur donna la gloire. Ici dans vos coeur, une nouvelle vie. Médusé vous serez, à l'occasion, stupéfié, ébahis, encore mieux, estomaqué. Les arts s'offrent à vous, dévoilant toutes leurs richesses, la folie humaine, l'espoir, la peur et l'ambition. Des hommes et des femmes inconnus, aujourd'hui reconnus.
Entre ces murs, l'espace d'un moment les peintres se sont mis à l'oeuvre. Leurs pinceaux entreprirent une folle danse. Sur les murs toutes couleurs confondues, des images apparurent, des lieux, des odeurs, des sensations. Laissez-vous pénétrer par leurs messages, par leurs émotions. La peinture envahit vos veines jusqu'à votre coeur. L'artiste vit en vous, offrez lui un pinceau, un crayon, une plume et à votre tour transcendez jusqu'a la toile.
Cet après-midi là, j'étais allongé dans les longs corridors du musée. Pour la première fois de ma vie j'observais les murs non pas du devant mais du dessous. Les majestueuses toiles me regardaient, me fixaient jusqu'à ce qu'une communion s'installe entre nous. Le musée, je me l'appropriais, ses murs m'appartenaient, j'en faisais ce que bon il me semblait. Je déambulais observant tantôt une sculpture, tantôt une toile. Je m'asseyais, m'allongeais et rédigeait quelques notes.
C'est incroyable l'énergie que je ressentais en moi, un plaisir, une joie à observer mon fils étendu par terre lui aussi, à dessiner une toile abstraite comme on le lui avait demandé. Moi qui errait dans ma tête et dans ces oeuvres à être gagnée par l'émotions du temps, à essayer de ressentir ce qu'eux avaient voulus nous offrir.
Cette visite au musée, transformée en chasse aux trésor afin de dénicher qu'elle oeuvre serait dérobé à la fin de la journée nous a joyeusement ravis mon fils et moi. Si vous passez par Joliette surtout entrez y un moment et à votre tour, suivez le parcours qui vous mènera jusqu'à cette oeuvre tant convoité, mais surtout profitez pleinement de la visite pour vous éblouir, loupe à la main, tel un Sherlock Holmes à l'action. Un moment unique, d'allégresse nous avons vécu fiston et moi.
Pensée du jour
Image du jour
Les Raisins Verts (1941) Paul-Emile Borduas
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Commentaires
nice blog, interesting themes.
Ecrit par : Michele | mardi, 25 avril 2006
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