vendredi, 24 février 2006
Naître

J'ai longtemps pensé que je n'étais qu'une ombre sur un paysage.
J'allais suivant le cours de ce qui étais bien.
Un petit coeur d'enfant se refermant un peu plus chaque jour.
Sur ses rêves, ses envies et sur tous les manques ressentis.
On ferme à clef et on s'imagine que cela passera.
Le bouton d'or devenu camoufle en lui bien des craintes et des peurs.
Fier de lui-même au quotidien, allant de l'avant tête haute.
Il trace son chemin et le suit bien.
Mais on ne peut vivre toute sa vie avec ce cadenas sur le coeur.
On doit oublier les contes de fées réconfortants.
Ouvrir les yeux et faire confiance.
Chaque bourgeon qui éclot comme une femme qui grandit.
Doit s'ouvrir à la vie, aux surprises et croire que le plus beau reste à inventer.
À nous de le créer, d'y croire plus que tout.
D'en savourer chaque parcelle.
J'irai jusqu'au bout!
Tu le mérites tant!
Il pleut des roses sur Manhattan, ça vous dit quelque chose?
Pensée du jour
13:03 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Journaux personnels
lundi, 20 février 2006
Je ne sais pas trop...

Bonjour fidèles lecteurs et amis. Panne de désir, panne d'idées, je ne saurais trop de quoi vous parler. Malade depuis quelques jours, j'ai les idées pas mal embrouillées. Un vilain rhume qui se dirige monstrueusement vers une sinusite. Et moi qui prend l'avion dans une semaine Ouch!
Je vous dis à bientôt et Tourlou!
Je vous reviendrai plus en forme et vous raconterai les préparatifs pour ce merveilleux voyage qui s'annonce.
Pensée du jour
Demain ne sera pas comme hier. Il sera nouveau et il dépendra de nous. Il est moins à découvrir qu'à inventer. Gaston Berger
Image du jour
Dali What Makes You Tick? Philippe Halsman
19:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 18 février 2006
Mer intérieure...

S'envoler au dessus des mers et des terres.
Observer du haut du ciel l'homme, l'espace, la vie.
Prendre son temps pour réfléchir.
Se prémunir des tracas et des orages.
Les paysages je traverse.
Mon corps tout entier se bouleverse.
Le vent vous foudroie jusqu'au coeur.
Le tonnerre gronde et rugit.
Vos membres vous abandonnent.
Plus rien ne réagit.
Las devenu, partir votre désir.
Une guerre, une quête devenue.
Corps et âme enveloppés.
Une saveur oubliée.
La main qui effleure.
Le baiser qui rassure.
Le souffle régulier qui vous berce.
À jamais envolés.
Vous quittez? Leurs devoirs.
En quoi croire encore?
Un sens à trouver.
Une raison perdue.
Un geste, une illusion.
Un départ, un au revoir.
Le repos.
Une chenille s'endort.
Un papillon s'éveille.
Pensée du jour
19:53 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Poésie
vendredi, 17 février 2006
Une bien drôle de façon...

Un long corridor, lieu de mystères et de découvertes. Voyage outre temps où l'on s'éblouit, reste surpris. Devant nous, elles s'exposent et se pavanent. On les regarde, les scrute, les dévisage. Impassibles elles resteront, figées dans la transparence par leur créateur. Mais jamais de glace nous serons. Juges nous deviendrons de ces joyaux qui d'une époque à une autre émerveilleront l'âme humaine.
Pleins d'images, de couleurs, et d'idées qui défilent au rythme de nos pas. Que vous alliez par là ou bien par ici, un nouveau défi vous attend, un petit quelque chose vous surprendra. Le silence est de mise, le recueillement une règle d'or. La mort leur donna la gloire. Ici dans vos coeur, une nouvelle vie. Médusé vous serez, à l'occasion, stupéfié, ébahis, encore mieux, estomaqué. Les arts s'offrent à vous, dévoilant toutes leurs richesses, la folie humaine, l'espoir, la peur et l'ambition. Des hommes et des femmes inconnus, aujourd'hui reconnus.
Entre ces murs, l'espace d'un moment les peintres se sont mis à l'oeuvre. Leurs pinceaux entreprirent une folle danse. Sur les murs toutes couleurs confondues, des images apparurent, des lieux, des odeurs, des sensations. Laissez-vous pénétrer par leurs messages, par leurs émotions. La peinture envahit vos veines jusqu'à votre coeur. L'artiste vit en vous, offrez lui un pinceau, un crayon, une plume et à votre tour transcendez jusqu'a la toile.
Cet après-midi là, j'étais allongé dans les longs corridors du musée. Pour la première fois de ma vie j'observais les murs non pas du devant mais du dessous. Les majestueuses toiles me regardaient, me fixaient jusqu'à ce qu'une communion s'installe entre nous. Le musée, je me l'appropriais, ses murs m'appartenaient, j'en faisais ce que bon il me semblait. Je déambulais observant tantôt une sculpture, tantôt une toile. Je m'asseyais, m'allongeais et rédigeait quelques notes.
C'est incroyable l'énergie que je ressentais en moi, un plaisir, une joie à observer mon fils étendu par terre lui aussi, à dessiner une toile abstraite comme on le lui avait demandé. Moi qui errait dans ma tête et dans ces oeuvres à être gagnée par l'émotions du temps, à essayer de ressentir ce qu'eux avaient voulus nous offrir.
Cette visite au musée, transformée en chasse aux trésor afin de dénicher qu'elle oeuvre serait dérobé à la fin de la journée nous a joyeusement ravis mon fils et moi. Si vous passez par Joliette surtout entrez y un moment et à votre tour, suivez le parcours qui vous mènera jusqu'à cette oeuvre tant convoité, mais surtout profitez pleinement de la visite pour vous éblouir, loupe à la main, tel un Sherlock Holmes à l'action. Un moment unique, d'allégresse nous avons vécu fiston et moi.
Pensée du jour
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Les Raisins Verts (1941) Paul-Emile Borduas
22:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Journaux personnels
mardi, 14 février 2006
Rire à en pleurer...

Rire, plaisanter, badiner.
Euphorie, allégorie, joie de vivre.
Un clin d'oeil, une image, quelques mots.
S'esclaffer, glousser, pouffer.
Tout est motif à la dérision, à l'amusement.
Ricaner, se marrer, se dérider.
De temps à autre pourquoi pas.
Au quotidien c'est mieux.
Rire à gorge déployée.
Rire aux éclats.
Rires aux larmes.
Rire à s'en tenir les côtes.
Excellente thérapie.
J'adopte! Et vous?
Pensée du jour
De même que la valeur de la vie n'est pas en sa surface mais dans ses profondeurs, les choses vues ne sont pas dans leur écorce mais dans leur noyau, et les hommes ne sont pas dans leur visage mais dans leur coeur. Khalil Gibran
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Showering is no Laughing Rob Scotten
22:18 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Journaux personnels
lundi, 13 février 2006
Doux voyage...

Émue et bouleversée ce soir je suis. Dans cette maison aux allures d'autrefois, d'une époque ancienne les murs ont parlé. Chaque petit craquement apportant son lot de mystère, son interrogation. Une demeure historique conservée par l'état pour y offrir de douces soirées réconfortantes et enrichissantes. D'une semaine à l'autre, d'une saison à une autre, les artistes passent, y circulent et sèment par leurs chants, leurs toiles, toutes leurs créations, une ribambelle de saveurs délicieuses pour nos sens. Sur les murs craquelés ont y présente des diaporamas, des images, des fantaisies qui ont su marquer les époques et ce soir, de par les explications offertes, elles ont su atteindre mon coeur, mon âme, mon être tout entier.
Tant de kilomètres fait pour y arriver, pour participer à cette heureuse rencontre. De gens qui ne se connaissent pas, ne ce sont pour la plus part jamais rencontrés, mais intérieurement un lien profond les unissant. Une soirée où l'on nous a parlé de Gustav Klimt peintre Autrichien et de Gustav Mahler compositeur, chef d'orchestre, Autrichien également. Si vous avez suivi mon parcours d'écriture vous aurez sans doute remarqué mon faible pour ce peintre. À plusieurs reprises je vous ai communiqué mon amour, ma passion pour ses toiles. Et ce soir de pouvoir tisser un lien entre l'être, l'époque, les influences artistiques du temps ma façon d'observer et d'être touchée par ses toiles ne sera jamais plus la même.
Toute petite je me suis intéressée aux arts. Mes livres de bibliothèque, en étaient de documents sur l'histoire de l'art, la mythologie, les biographies de grands compositeurs. Toute ma vie ils ont bercés mon quotidien par leurs musiques, leurs manières de s'exprimer, de projeter avec force ou douceur toute la gamme des sentiments, de la joie jusqu'à la colère. Ce soir j'écoutais cet homme nous parler avec enthousiasme, passion et conviction et j'étais complètement déroutée. C'était comme une révélation, une façon de comprendre ou de tout simplement me rappeler que depuis fort longtemps moi aussi les arts m'allument, me nourrissent, m'enrichissent et me donnent cette vigueur, cet enthousiasme.
Comprendre que j'ai choisi un autre parcours avec pour causes les influences parentales, les conditions économiques, ce qui était bon ou pas, ce qui était un métier d'avenir ou non. Plusieurs années plus tard de se rendre compte qu'il était viscéral pour moi de me lier aux arts, de me laisser pénétrer par eux, et à m'on tour offrir, m'inspirer d'elles pour créer. D'ainsi revenir en arrière, de me revoir petite fille avec mes goûts de l'époque, mes envies, ce qui me différenciait et m'effrayait également me rassure aujourd'hui. Il y a toujours eu un parallèle entre deux mondes pour moi et ce soir ils se sont croisés, effleurés et réconcilié. J'ai revu le parcours de la petite fille, je l'ai vu grandir, S'émanciper, prendre différents chemins, se tromper puis recommencer mais elle est devenue une femme fière d'elle même et heureuse.
Ce soir j'ai fermé les yeux.
Sur les rythmes de Mahler, je me suis laissé bercer.
J'ai reçu pour caresse les chaudes couleurs de Klimt.
De Rodin à Beethoven on m'a émerveillé.
Merci pour cette agréable soirée.
Pensée du jour
23:35 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Journaux personnels
dimanche, 12 février 2006
Ce matin là...

Comme il était doux d'être là, dans cet endroit si apaisant. J'y allai par hasard. De sa douce main d'enfant, il m'y conduisit. Il me montra aux aurores, le splendide spectacle du matin. Celui des premiers rayons du soleil pénétrant la vitre pour se déposer sur le sol. Mille et une couleurs miroitaient tout autour de nous. Des anges, des chérubins nous observaient. C'est que le soleil pour parvenir jusqu'à nous devait emprunter la route des rêves, des coloris, de l'imaginaire. Un passage au travers des vitraux qui ornaient cette église. Nous étions éblouis à les observer. C'était un instant magique juste pour nous, lui et moi.
Je sentais en moi, cette émotion, cette joie qui grandissait devant la beauté qui s'offrait à moi. Les quelques plantes au sol bénéficiaient également de ce cadeau matinal. Elles offraient une lente danse au dieu soleil pour le remercier de ses rayons si bons, si réconfortants. Il y avait longtemps que je n'avais pas mis les pieds dans une église, et ce sentiment de calme, de sérénité que je rencontrai me rendit euphorique.
J'étais heureuse de m'y retrouver. Contente que mon fils et moi y soyons allés en catimini, juste tous les deux, à partager cet instant de bonheur. Je dois vous expliquer que mon fils avait dormi dans un local adjacent à l'église, pour son activité hebdomadaire des scouts. Un dodo bien spécial, que les enfants avaient espéré et bien préparé. Comme je devais le récupérer le matin très tôt, lorsqu'il me vit, son visage s'illumina. Bon matin maman! Bon matin mon ange! J'étais si heureuse de le voir, et surtout de le sentir si fier et si content de son expérience. Tout de suite il me prit la main et il s'empressa de m'amener vers l'église pour me montrer les splendeurs du matin. Dès lors j'ai su que mon fils savait lui aussi observer les beautés de la vie, les petites douceurs si simples et si merveilleuses et qu'ainsi nous les ayons partagées ensemble cela me fit chaud au coeur. Je le remerciai et lui dit combien je trouvais inspirant cet endroit et que dorénavant j'irais me ressourcer dans les églises, m'asseoir, observer et composer. Merci Emile pour cet inoubliable instant. Je t'aime!
Pensée du jour
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Vitrail de l'église St-Rupert de Vienne
21:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Journaux personnels
samedi, 11 février 2006
Vol d'identité...

On a volé mon visage.
Pris dans leurs filets, mon identité.
Je n'en savais rien, le hasard me l'a appris.
Quel sera le prix de la rançon?
Que l'on communique avec moi au plus vite.
Que cesse ces interrogations.
Je ne peux et ne veux jouir d'une double identité.
Je suis unique, refuse de me cloner.
Ma richesse? Mon authenticité.
Étrangers du cyberespace.
Jeter votre révolu sur une autre proie.
De moi, rien vous n'obtiendrez.
Tenace et têtue je serai.
Ardu votre quête sera.
Pensée du jour
07:50 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Poésie
vendredi, 10 février 2006
C'était le temps d'avant...

Au hasard d'une promenade, une vieille dame aux cheveux d'argent j'ai rencontrée aujourd'hui. Elle avait de splendides yeux bleus. Son regard intense et profond me laissait penser que nous devions nous être croisée dans une autre vie, un différent passage. Peut-être était-ce une âme descendue du ciel, empruntant le corps d'un passant, l'espace d'un instant pour m'offrir un sourire, un bonjour, qui sait? Il y a de ces gens que vous ne connaissez pas mais il suffit d'un éclair, d'un croisement pour que vous sentiez ce petit quelque chose de presque surnaturel qui vous irradie, vous unie. Un apaisement, un sentiment de calme vous pénètre lorsque vous êtes en sa présence.
La sagesse imprégnée dans ses rides, un voyage à travers les années, voilà ce que je pouvais observer. Plein de douceur se retrouvait dans ses gestes et déplacements. Une petite main frêle, légèrement tremblotante, prête à sucrer les fraises comme elle le disait si bien. J'ai souris à entendre cette expression d'un autre temps. Une belle métaphore que j'ai tout de suite, su voir et imaginer. Elle me dévoila son âge, plus de 80 printemps à revoir les bourgeons éclorent, à s'émerveiller sur la vie et les gens. Bien sur quelques petits bobos ici et là, comme ce couinement à ses pentures, avec l'âge les jointures ne tiennent plus la route de la même façon me dit-elle.
J'ai apprécié cette rencontre, cette ballade dans le parc, à marcher tranquillement puisque rien ne nous pressait. Nous profitions l'une de l'autre, du précieux temps qui nous était offert et de ce mystère qui planait sur nos âmes. Je ne sais où, je ne sais quand ni comment mais j'ai su. Merci pour cette promenade gentille dame, vivement que nous nous recroisions à prendre le thé peut-être et à échanger sur nos vie respectives, le temps d'avant, celui qui suivra, les amours, nos quotidiens, partager notre vision des choses, notre façon propre à soi-même d'être touchée par le temps et les événements. Chacun de nous possédons la faculté de déceler quelques bribes de vie de ceux qui nous entourent. À nous de déchiffrer les trésors que recèlent les traits, la démarche, les regards et les paroles... À très bientôt douce dame!
Pensée du jour
00:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Journaux personnels
jeudi, 09 février 2006
Quelque chose d'inattendu...

Toc-toc, Coucou c'est moi!
Un appel, une surprise, un sourire.
La minute d'avant tout était différent.
Depuis cet instant, plus rien n'est pareil.
Un choc électrisant, régénérateur.
Il n'y a pas à dire...
Pardon, il y a tout à dire...
Il y a de ces petits gestes qui font toute la différence.
Ceux qui donnent le ton à votre journée.
Ils vous illuminent en moins de deux.
Coincé quelque part, tout autour.
L'un deux s'apprête à foncer sur vous.
Pensée du jour
00:05 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Journaux personnels

