mardi, 20 novembre 2007
Page blanche...
Devant moi cet espace blanc, vierge d'idées et de mots. Un carré, un rectangle à la dimension nécéssaire. Point besoin de l'inviter, il est là tout simplement à ma disposition. Je peux jouer avec lui sans qu'il ne se joue de moi. Pourquoi ne pas en profiter? Donnons donc libre cours à notre imagination.
Un blanc, espace blanc, absence d'idée, blocage, arrêt, interruption, cessation, cassure, déchirure. On retient son souffle, on prend une gorgée d'eau, mauvaise entrée, on tousse et hop la page est souillée. Une tâche apparaît, une pensée jaillit, un concept s'installe, le thème est enfin trouvé.
Le voyage de cette infime goutte d'eau à travers ma trachée, elle qui faillit s'y engouffrer pour se noyer quelques centimètres plus loin dans mes poumons. Mais dans un dernier instant de bravoure et de courage, mon instinct de survie s'étant proclamé, recrachée au dehors elle s'est retrouvée sur la page de mon cahier.
À court d'idée direz-vous? Aucune raison! Puisque chaque fait anodin peut venir garnir l'espace de ma page blanche.
Pensée du jour:
Les grandes choses peuvent se manifester par de petits signes.
Sigmund Freud
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