jeudi, 29 novembre 2007
Tire bouchon...
Pomme de route et déroute.
Ça rime avec crotte de bouc.
Plouk de schnout.
Ça va comme ça vient.
Demain c'est vendredi.
Hier c'est passé.
Ça va déjà mieux.
Faut pas s'inquiéter!
Pensée du jour:
Rien n'assure mieux le repos du coeur que le travail de l'esprit.
Duc de Lévis
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mercredi, 28 novembre 2007
La reine se commet
Guidée par la lumière, j'étais. Doucement, j'avançais dans ce corridor, ne sachant trop vers quoi ni vers où aller. La noirceur berçait les lieux, le silence tranchait ma peur mais je n'étais pas seule. Je me devais de faire confiance, de lâcher prise. On se réveille un matin avec des milliers de questions en tête. Jamais auparavant on y avait songé alors pourquoi en cet instant précis se précipitent-elles toutes en moi?
Faire son chemin sans demander son dû? Un jour ce n'est plus suffisant. On a besoin de réponses. S'ensuit une quête intérieure, questionnement qui n'en finit plus sur le pourquoi de cette route ci plutôt que celle là? Sur l'incidence de nos réactions, sur le fondement de nos colères, nos tristesses. Un grand point d'interrogation apparaît dans notre ciel étoilé. Vite que vienne les réponses!
Pourtant hier ça ne m'intéressait pas!
Faux, je portais probablement un masque, un voile pour masquer mes craintes, mes angoisses. Arriver au bout de la route le plus rapidement possible, ne pas s'attarder à ce qui cloche ou nous semble anormal tout en pensant que logique est notre quotidien.
On ouvre un livre...
Quelques passages plus tard, un seau de larmes bien plein, on se dit stop ce n'est pas comme ça que ça devait se passer. On respire un grand coup, on replace les pièces sur l'échiquier.
Échec et mat! C'est toi qui tombes!
Pensée du jour:
Reculez d'un pas et tout s'élargira spontanément.
Proverbe Chinois
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jeudi, 22 novembre 2007
Instant de richesse
Elle se tenait devant moi, frêle et tremblotante. Personne ne connaissait son nom, son adresse mais tous l'avaient vu un jour ou l'autre passer aux alentours. Elle marchait, marchait et marchait toujours. Offrant son sourire à son prochain, un signe de la main aux enfants du coin. Malgré son âge avancé, rien ne pouvait l'arrêter. Déterminée elle était. D'où venait-elle? Il me semble que personne ne s'en souciait mais chacun s'inquiétait pour elle à sa façon.
En ce matin de première tempête elle avait bravé le froid pour venir jusqu'à moi. En retard elle était arrivée. Je ne savais même pas que je devais la recevoir aujourd'hui, je ne l'attendais donc pas. Quand mes yeux ont croisés les siens, j'ai eu mal. J'ai ressenti à la fois toute la douleur que cette dame transportait avec elle puis j'ai eu honte de ma courte impatience. Je l'invitai donc à s'asseoir, prendre un instant de répit, profiter un peu de la chaleur environnante.
Il y avait sur son visage de drôles de signes. Des motifs imprégnés dans sa peau, une croisade. De grands combats il y avait eu. Des carreaux comme sur une fenêtre, celle de sa vie, de son passage d'une autre époque jusqu'à aujourd'hui. C'est que le temps s'infiltre, s'insinue en nous, laissant des cicatrices, traces indélébiles.
Elle s'excusa de son retard, et m'offrit d'attendre sur le banc de bois afin que je puisse aller dîner. Cette femme qui venait de loin, de sa lente démarche au travers la tourmente me faisait office de miroir. Comment aurais-je voulu qu'on s'occupe de moi? Quelle réponse aurais-je espéré?
Ce que je fis? Je pris soin d'elle, répondit à ses questions, la rassurai comme j'aurais voulu qu'on le fasse avec moi ou avec un membre de ma famille. À toute vitesse? Non ce n'est pas nécessaire. Pourquoi ne pas à l'occasion, prendre le temps de s'arrêter, de respirer. Pourquoi en sommes nous venus à vouloir toujours courir, aller plus vite? De part cette rencontre aujourd'hui, cette dame m'offrit un voyage dans le temps futur. Je me suis imaginée moi aussi à un âge avancé, la cheville boiteuse, la main tremblante, presque incapable de signer des documents. Et j'aurais aimé qu'on me regarde avec douceur en me disant. Prenez tout votre temps dame madame!
Peut-être que ce sera moi un jour, qui aura besoin de quelques minutes de plus pour exécuter ces simples tâches. J'apprécierai sûrement que l'on prenne son temps, qu'on me laisse le temps de vous montrer que malgré tout ce que mon corps vous renvoie comme image, au delà de ceci, il y a un être humain à l'intérieur qui un jour il y a longtemps pouvait faire les mêmes chose plus rapidement.
Je l'ai aidé à remballer ses effets, lui ai souhaité une belle journée lui demandant d'être bien prudente sur le chemin du retour. Je l'ai salué, puis me suis inquiétée pour elle....pour moi aussi et pour nous qui demain seront un peu plus âgés à notre tour.
Pensée du jour:
Le fond du coeur est plus loin que le bout du monde
Proverbe Chinois
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mercredi, 21 novembre 2007
L'écho de sa guitare...
Jamais plus je ne l'entendrai, cette charmante mélodie, cette douce musique. Celle qui me charma, pour qui je devins obnubilée, aveuglée. Ce fut le soir de mon anniversaire que pour la première fois, ses cordes vibrèrent à mes oreilles. Surprise, émue je fut et pendant un an, plus jamais je ne pu éloigner ces sons de moi. J'en redemandais encore et encore. Aussitôt qu'il déposait ses mains sur la guitare, le temps s'arrêtait, je suis certaine que même mon coeur cessait de battre. Avec la grâce telle de l'araignée tissant sa toile, virevoltant au bout de son fil il parvenait du bout de ses doigts à me faire frémir toute entière.
Ce n'était que musique à vos oreilles mais pour moi c'était immensément plus grand. Chaque jour je m'en éloigne un peu plus, chaque nuit j'ai un peu plus froid.
Pensée du jour:
Il n'y a pas de réussite facile ni d'échecs définitifs.
Marcel Proust
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mardi, 20 novembre 2007
Page blanche...
Devant moi cet espace blanc, vierge d'idées et de mots. Un carré, un rectangle à la dimension nécéssaire. Point besoin de l'inviter, il est là tout simplement à ma disposition. Je peux jouer avec lui sans qu'il ne se joue de moi. Pourquoi ne pas en profiter? Donnons donc libre cours à notre imagination.
Un blanc, espace blanc, absence d'idée, blocage, arrêt, interruption, cessation, cassure, déchirure. On retient son souffle, on prend une gorgée d'eau, mauvaise entrée, on tousse et hop la page est souillée. Une tâche apparaît, une pensée jaillit, un concept s'installe, le thème est enfin trouvé.
Le voyage de cette infime goutte d'eau à travers ma trachée, elle qui faillit s'y engouffrer pour se noyer quelques centimètres plus loin dans mes poumons. Mais dans un dernier instant de bravoure et de courage, mon instinct de survie s'étant proclamé, recrachée au dehors elle s'est retrouvée sur la page de mon cahier.
À court d'idée direz-vous? Aucune raison! Puisque chaque fait anodin peut venir garnir l'espace de ma page blanche.
Pensée du jour:
Les grandes choses peuvent se manifester par de petits signes.
Sigmund Freud
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lundi, 19 novembre 2007
En route... pour le plaisir
Nous sommes partis lui et moi à la découverte du nouveau monde. Notre pic nic sous le bras, tickets de métro bien en main, c'est ce matin que l'histoire se jouait. Il y avait bien de cela plusieurs semaines que j'en rêvais de cette escapade. J'avais décidé que cette année, je serais au rendez-vous. Je ne regarderais pas passer la parade mais j'y participerais. Juste à penser me retrouver parmis eux, humer l'arôme particulière de chacun, les toucher, les caresser un à un, déjà un plaisir immense envahissait mon corps.
On s'est donc levé tôt. Pas trop, mais juste assez. J'ai finalisé le goûter, fermer le sac au trésor et hop la clé dans la porte, Milou et moi sommes partis à l'aventure. Il y avait de cela si longtemps que nous n'avions pas pris le métro tout les deux. Quelle suprise de s'y retrouver! De voir mon fils me dire " Ne t'avance pas trop près de la râme maman", me retenant de sa petite main d'homme. C'était maintenant à son tour de veiller sur sa maman. On s'est donc rendu à notre rendez-vous bien particulier. Une rencontre fort désirée et tant attendue.
Aujourd'hui c'est visite au salon du livre. La passionnée en moi salive à l'idée de se retrouver entourée de milliers de livres, de mots, d'idées et de toutes les émotions qui me gagnent à la lecture d'une première page. Je veux enfin partager ces instants magiques avec fiston. Lui qui a l'habitude de me voir assise à mon fauteuil, livre en main, à voguer dans l'hémisphère du plaisir et de l'imaginaire.
On ne sait où donner de la tête. Il y en a devant, derrière à droite et à gauche." Par ici qu'il me dit!" On part à la recherche des livres des premières découvertes. Ceux qui envahiront son esprit et lui permettront de naviguer sur les ailes du plaisir et de l'enchantement.
Il a été patient ce petit coeur. Il a obtenu sa BD préférée et pour 1 heure 20 minutes d'attente et de frétillement, à même son ouvrage, son bédéiste favoris lui a dessiné un monstre ajoutant une dédicace et sa griffe. J'en étais toute émue. Être face à face avec l'auteur, fiston le regardant de ses grands yeux ébahis, coucher sur papier une partie de son imaginaire et ce juste pour lui. Ouf! Quel instant mémorable.
Pendant toute cette attente moi, j'ai couru à droite et à gauche. Achetant un ouvrage, en découvrant un autre et le désirant encore plus fort, je n'avais d'autre choix que de l'ajouter à mon petit panier de plaisirs que je m'offrais. Il y a eu pour moi aussi des attentes pour des signatures, un partage de mots, de merci à un auteur favoris. Le remerciant pour les merveilleux voyages qu'il m'offrait à rabais dans l'univers de l'écriture et de la littérature.
Je me suis même sentie idiote à un moment. Le coeur serré, les yeux pleins de larmes et la bouche presqu'impossible à ouvrir tellement j'étais heureuse d'obtenir un instant de grâce, une dédicace à même le livre lu il y a de cela quelques années. Un ouvrage conservé à travers le temps, empreint d'émotions, de ma vie, du fil du temps et voila que je le ramenais dans les mains de celui même qui l'avait pensé. Je me suis resaisie mais combien j'ai apprécié cette rencontre, la page d'écriture qu'il a griffonné tout au fond de mon livre, tout au fond de mon âme. Merci! Merci encore!
La lecture c'est pour moi un des plus beaux passe-temps du monde, et ce soir encore Milou et moi chacun un ouvrage à la main sommes partis en voyage. Lui dans ses histoires de fantômes et moi dans mes petits plaisirs partagés.
Vivement d'autres samedis ensoleillés par le parfum de l'écriture, du mystère et des joies de la découverte!
Pensée du jour:
Sais-tu que chaque brin d'herbe à une nuance de vert différent?
Milton H. Erickson
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dimanche, 18 novembre 2007
À chacun sa couleur...
On se réveille un matin et l'on s'aperçoit que sur le mauvais chemin on s'est encore aventuré. Faux départ, deuxième chance, comment expliquer ceci. À quoi bon, l'important n'est-ce pas d'en avoir pris conscience? Définitivement cette porte je l'ai refermée. Y laissant une partie de moi-même, des souvenirs, les bons comme ceux qu'on voudrait oublier. Ne dit-on pas que chaque porte que l'on ferme en ouvre une autre? J'ai donc plus envie de m'attarder sur celle à ouvrir.
Je suis plus du type à regarder devant que derrière. J'ai bien trop peur de voir un fantôme à ma poursuite. Alors je plonge à fond dans les méandres de la vie. Chaque nouveau jour qui s'amène est un mystère, une surprise à découvrir. C'est moi qui décide du ton de la journée, de ses couleurs, de la nuance que je veux bien lui apporter. Aujourd'hui j'opte pour des couleurs enveloppantes, chaudes et réconfortantes. Le jaune pour réchauffer mon coeur. L'orangé pour embrasser mon âme et le rouge pour m'affirmer. Vois mon soleil briller, resplendir de tout ses feux.
Et toi ta journée tu la veux comment aujourd'hui?
Pensée du jour:
L'erreur n'annule pas la valeur de l'effort accompli.
Proverbe Africain
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